Forme 26 – Driftwood

Bac de réception (en écoutant Shizuku No Youni – Floating Flower, AMT) : l’amas zonard n’est-il qu’un papier couché dans son lit douillet de feuillets A4 ?

En écoutant Cut the Jazz, de De-Phazz.

En écoutant Alife, de Robert Wyatt.


43 réflexions au sujet de « Forme 26 – Driftwood »

  1. Driftwoodmise en œuvre

    Socle de bois (plateau), couverture de la revue Le Monde Libertaire, numéro 1784 – 3 janvier au 3 février 2017 (dossier « Nouvelles technologies »), plaque de verre, minéral (rognon de silex), drageon (peuplier), circuit imprimé Lexmark Prestige PRO 805 (inscription non visible, au verso d’une image encadrée : « Imprimante religieuse – DANGER – Lexmark Prestige et fleur PRO 805 »), cadre (L. l. H. en cm : 7,5 x 3,6 x 7,5), fil de pêche, agrafes inox baril n° 6, cuivre, plioir (comprenant une ligne et son flotteur), plombs (de bas de ligne), trois hameçons montés (n° 22, nylon 8, résistance 0,760, spécial friture – en sachets de dix), lettrage néon (« lerte » en rouge, « polluti » en vert), fichier audio (lecture numérique au casque : alterner le bruit des fils lumineux avec lerte polluti, l’un des titres de la Fo21 – HTA), cordon rose tubulaire de soie « habotai dark pink ». Les dimensions de l’installation varieront en fonction de la disposition de trois idiophones : un bâton de pluie et deux racles en bois à figure zoomorphe.

  2. Driftwoodmise en question

    Qu’ils triturent de la prose en granules pour humains domestiqués, entendez de la merde en devenir de poésie figée, alors ils (Driftwood, son auteur) en appellent encore à de l’effort sur soi – autrement dit à de la pensée inverse, à savoir de la praxis. (Poussez, bon sang d’impatients !) En leur inoculant de la parole en général, et l’on penserait alors aux « caddies statiques1. », ces déjecteurs-distributeurs de « craduits-induits », la poésie pose-t-elle une simple – en particulier une seule – question : « Lerte polluti (le texte autant que le néon), ou l’arraisonnement du producteur et de ses consommateurs ? »
    Cas déjà de l’idéologie : au-devant de la pollution atmosphérique, atteint-elle aux responsabilités de chacun pour de l’effort vers quoi (où, quand, comment, avec qui)… Depuis les « bois flottés » sur rails – 8 h 27 ce matin sur le quai, les RER A-B-C-D rasant leur quota d’usagers des TC – jusqu’aux organes foliaires les plus « secs », elle parlerait assurément à l’arbre humain dans son tunnel de trachéite saisonnière : hé là, drageon de peuplier mis en cadre entre quatre murs affreusement nus (et pour d’aucuns luxuriants, décorés d’art, encadrés de symptômes néontisés…), ressaisis-toi, et souche ta parole !

     

    1. Présentoirs des gratuits devant les accès des TC.

     

    1. Driftwood – un dé-lyre pasparquatrien !

      Pour ses poussées d’hémorroïdes épais comme des têtards impatients, l’auteur s’est-il coiffé d’une guirlande de renoncules ?

      1. Harp of the North!

        ce soir
        du jadis à venir dans ma langue
        est — retraversée — un poids mort
        c’est que
        ô mon amant     d’une nuit     qui s’endort
        plus ne la pénètre
        de ta lance   effilée la pointe

                      *

        Ils n’ont pas vu, dans leur désir fini, lisse et léché, apte au salon, à la cimaise et au client, que ci-dessus, pour la grenouille en PasPAR4 – cheveux, chemins –, était aller au carrefour du croquis, au non-bouclé, à l’imparfait rétif du subjonctif, que l’humilité d’un ci-dessous n’était qu’à dessein d’embraser un feu endormi dans le silex, là où le noueux et le tanin n’étaient plus qu’un état minéral en leur langue, un ceci et un cela du socle au beau gésier dans un organe abscons qui broie, sinon dans le pré la graine obscure et redressée, sous l’arbre appelé peuplier le chaton lumineux – et cependant

                          *

        « en cette vie-là fœtus d’herbes au ventre
        trébuchant sur la terrasse de tes sandales (…)
        je mendiais les amarres de l’ombre qui délivrée
        disais-je d’un visage de haute laine »
         
        Michel Couturier, De distance en château.

         

    2. They lyre and we don’t

      « Mieux, c’est un état salutaire inauguré il y a un peu plus d’un siècle par une révolution poétique dont l’enjeu toujours actuel est la quête d’une “poésie sans lyre”, d’une poésie qui “n’a rien à voir avec la poésie” – entendons avec “l’idéalisme chanté” propre au lyrisme hérité des romantiques. »
       
      Jean-Claude Pinson, Habiter en poète.

      1. Cuts & Tears

        In the context of an unlette
        red but skilled poem, a loss of inflation is often leading to an explosion, isn’t it? Thus, blo
        wout, or not blowout, is the first question that pe
        ople are being asked. Here’s my an
        swer; A spare lyre is useless on a reddish boat ag
        round at low tide automn. But let’s put it this wa
        y; How about if you are on the op
         
                                      en sea? Second one; What is an elephant called ‘cRado’? (In French, it do
        esn’t mean infla
        table mattress.) Answer; A fast noisy car with four wo
        oden tyres… and no spare liar in flares at the steerin
        g wheel. Here’s an assumption; Out of now
        here, it took a left. Third one; How do speaking valve
        s work? I still do not k
        now, but I love Henri Moore.

    1. Le rhume de Jean en février, qui l’aurait prévu ?

      Nous autres, les girondins, disons : « Qui taille sa vigne au mois de février,
      N’a pas besoin de corbeille ni de panier. »

        1. Un tel dîner en vaut-il deux ?

          Monsieur C. s’est assurément surpassé, et, au regard de la longueur de l’ombre, il l’avait très morveux…

          1. Plus on est de fous, plus l’on urne

            Très, Monsieur ; et donc aussi très trait – et autrement très mouché, c’est selon. Il faut bien rire, n’est-ce pas, alors rions… aux éclats !

  3. Alors ce n’est pas gagné !

    Pour remplacer du temps jadis, quand ce n’était pas celui de la couture et du crochet, le travail de la binette et de la houe, oreilles operculées par un kit piéton, troisième génération de canapé-télé à gober de la mare amniotique, les ressortissantes des milieux populaires mono-linguaux – ces Françaises « de souche » – ont de plus en plus l’aspect d’une fable de La Fontaine, avec leur tête de grenouille, aux larges lèvres asthéniques, perchée sur un corps de héron avachi – mais concédons-le-leur : il y avait naguère, n’allez pas croire, de farouches lectrices militantes de la culture et de l’émancipation qui pouvaient à de petits porcelets ressembler en suivant, d’un petit trot sautillant, les quatre pattes d’un parental couple à l’église ou à la réunion du Parti, avec leurs mirettes d’un limpide autant que trompeur bleu azur, ou encore à des rates à force de moudre du grain dans la meule cervicale. Alors soit, quoi, dites-le-moi : à consommer de l’urne et du gratuit lorsqu’ils ne sont plus muselés par l’écran plat de leur virtualité ludique de la veille au soir, leurs yeux se tourneraient-ils vers le ciel sans se vexer d’ignorer tout de Rameau ?

    1. Des gratte-cul de la racle éduquée dans son ballet bouffon

      Peut-être faudrait-il enseigner au crieur pansu, du moins l’est-il vu d’ici, qui coasse en pétant dans la soie de son nénuphar, que l’école de Jules Ferry de la France d’en bas n’a jamais vraiment connu les « humanités », terme ronflant s’il en est, et connotant le bourgeois gentilhomme hélant le client de l’art, lequel est mis de plain-pied avec des ronds-de-cuir, disons-les quelque peu circoncis de la roture. (Auraient-ils, sans quoi, une oreille alerte à l’écoute de qui turpidement les patrocinât ? Et il les patrocine, avec ses verts gratte-cul, ainsi que jadis aux indigents la main gantée de veau d’une dame des bonnes œuvres…) Au lieu de pointer les incuries « de droite et de gauche », que ne se pose-t-il en instructeur afin d’édifier la population !

          1. « Hier elle ouvre son carnet de ponctuation. Elle y rajoute deux pages de points d’interrogation (verts) et d’exclamation (rouges). »
            Liliane Giraudon, La Poète.

          2. La soupe populaire

            « J’attacherai la gloire à tout ce qu’on insulte ;
            Je jetterai l’opprobre à tout ce qu’on bénit ! »

            Victor Hugo, Ultima Verba.

          3. Le premier geste de l’écrivant est en effet d’aller déposer une main courante au comico, de cafarder à la maîtresse, ou de se jeter, comme Phaéton dans le Pô, dans le jeans délavé de maman. En un mot, si l’on en croit Flaubert, de saliver – ou de ronger un os…

             

          4. À propos

            En effet, et quel os à ronger !
            La cuisse de grenouille aux bonds impétueux est musculeuse et tendre sous la dent. En revanche, et pour revenir à de locales passions en bocaux, s’il veut que soit efficace le fanion du contre-pouvoir qu’il brandit comme la langue d’un anoure ne se mouchant pas du pied, nous attendons son mécénat dans les quartiers populaires. Puisqu’il prétend au rôle du passeur, pourquoi son association à but non-lucratif ne produit-elle pas des documents pédagogiques de ses collections dans les écoles et les Maisons de la culture et autres « Scènes nationales » ?
            Par ailleurs, l’Éducation Nationale accueille des initiatives, comme les classes Célestin Freinet, et des interventions (conférences, etc.). Où sont les siennes ? Mais, assurément, ce Monsieur bien éduqué préfère son nuphar, d’où il affine ce mauvais goût qui consiste à gober les mouches prolétariennes.

          5. Eh ! l’ami crieur rabatteur du devoir, dis-moi que penser de la prolophobie et de la prolophylie : s’agirait-il, en surface et au fond d’un étang tari, d’une arène aristopiéteuse ou d’un pareil combat ?

          6. Prolophobie vs prolophylie ?
            Discrimination positive ou non, il en est ainsi, paraît-il (ce n’est donc pas une notice d’autorité), de toutes les réversibilités qui sont dues trop souvent, autant que fit Madame-aux-œuvres aux mouchoirs verts gluants, à un complexe endopiétocratique…
            Mais n’employons pas les mots ventripotents de la « perversion », ni ceux de l’hystérophobie qui pourraient fâcher tout rouge de doux anoures roses !

          7. Spirale à bâbord

            Héler n’est pas jouer ! Je prends l’eau, et la feuille de mon nénuphar coule du nez !

          8. Amen au spi

            À bon port dansons, camarades, la Carmagnole ! Et jamais n’oublions que vent au cul amène au spi…

          9. « Les boutons sans la rose éclatent (ça fait un bruit de pet) et dans leur friture les rougets se retournent. »
            Liliane Giraudon, La Poète.

          10. Butterfly tattoo

            A gift to whoever asks for it first.
            Here is a very beautiful bow tie; the polygone à queue violacée. Just (out of) nothing; does “an affair of the heart” really exist?

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