Forme 3 – Le Vaisseau fantôme

Les vikings remontaient les fleuves, et je les remonte avec eux.
À propos des circuits intégrés, un interlocuteur s’est étonné de leur dimension heuristique et esthétique. Pourtant, il n’en est rien.
La fréquence des opérations dans un ordinateur est si élevée que pour assurer la synchronicité de certains signaux lorsqu’ils se propagent entre différents composants, il est nécessaire d’ajuster très finement leur temps de parcours. Pour cela, on adapte la longueur des circuits, ce qui se traduit fréquemment par des méandres.
Là où se répète l’histoire, alors en écart pantographiquement fractal entre les temps cycliques et le centre du cercle, au IXe siècle, de la Seine au Rhône, étaient-ils l’un d’entre-eux ?


6 réflexions au sujet de « Forme 3 – Le Vaisseau fantôme »

  1. Certainement pas au cayuco canarien, qui est au fond un euphémisme afin de contourner le mot canoë, d’une réalité plus dramatiquement crue d’autant qu’il réfère au sport et, par extension, aux loisirs (c’est du moins son contexte situationnel), mais aux rapports artiste-média spécialisé-client-galerie…

    1. ‘Canaries with clav-board and pipe-
      staves which is there and at the Charibs
      a prime commodity ; the refuse fish
      they put off at the Charib-islands,
      Barbadoes, Jamaica etc., who feed
      their negroes with it. To every shallop’
      Charles Olson, The Maximus Poems, IV [II.40].

  2. Commentaire approuvé

    Un mètre d’élévation du ciel ayant le regret cyan, nous eussions souhaité, ce jour, connaître l’immersion de l’estran lointain, et d’une plaque photo le grain d’avant-plan résister aux heures des marées à de l’écume en rouleaux.

  3. « versunkne Schiffe mit zerschossner Brust,
    mit halbzerfetztem leib.
     »
    Ingeborg Bachmann, Vision.

    des vaisseaux engloutis à la poitrine défoncée,
    au corps à demi en lambeaux.

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