Forme 6 – Bouée

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Le Collant s’active dans de nombreux projets et opérations de gestion au sens large, comportant en particulier un volet lié à la reconstitution des cordons mantiques, dans le cadre d’un appel lancé par Antécimaise.

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28 réflexions au sujet de « Forme 6 – Bouée »

  1. Couloir, lieu où l’on coule…

    Récit en marge, évitant d’installer l’anecdote avec le feuilleton dans la présomption du dit, le support horaire des mots de Fiorenzo Saltino éclate ainsi qu’un signe éminemment spatial.

    1. Salut Pascal, c’est bon l’auto-érotisme sphinctérien ?

      Pour info

      En 1991, l’entreprise La Coquille, renommée Dynafond, s’est installée à Étrépagny (Eure).

  2. D’abord lu sur mon iPad, le texte en hyperlien de Bouée m’avait semblé tellement illisible. Enfin rentrée chez moi, je viens de relire Couloir sur grand écran. La résistance de ces mots comme celle de l’eau oblige les muscles du cerveau à travailler en nage synchronisée, et j’avoue la tasse avoir bue parfois : quelques bulles avalées et hop ! j’en suis remontée sans trop suffoquer…

      1. Oups ! Pardon, je viens de vérifier : on dit « cycle frigorifique », et non « du froid » ! Bah, je voulais parler du « cargo tragique », hein : celui de Marie-Agnès. Lol.

          1. Ouais

            Préférablement à « Yep ! » qui fait branché, je le conçois… et tellement plus entartré par la lecture de revues hebdomadaires à fort lectorat féminin – à noter que, en insistant légèrement sur le « mou » avec un air pénétré, il est possible de varier cet assentiment, certes dubitatif, par un abdominal « mouais ». (Elles sont partout, ces revues : chez le coiffeur, le gynéco, au musée d’art moderne, à l’hôtel, etc.) En effet, pour bénéficier de l’ancestral baiser nervalien, il faut connaître que le Sang des nuits, de Angèle Vannier, est moins une rivière – ou un fleuve – qu’une citerne avec trop-plein sur l’estran, et inversement, sans qu’il soit nécessaire de passer par la case « arc-en-ciel » une fois refermé le parapluie, ou mêmement le robinet ; alors il ne s’agirait pas de confondre « mouais » avec « mouettes » !
            Pour ma part, je mets mes filets à l’eau. (Tout est dans le contexte ; ici, pour le préciser, il est question de l’auriculaire droit abattu d’un coup sec sur la touche M.) Là, je parlais d’un MO patriarcal typiquement féminin : le renouvellement des stocks, c’est la multiplication des pains ! (Ben mouais donc, c’est de la trahison genrée ; alors que voulez-vous, l’on ne se réinvente pas.) Nettement la propension du clavier a été d’inciter six de mes huit lestes phalanges à taper « tradition » (il n’y a aucune espace typographique), mais c’est fermement que la pulpe sous mes ongles a su résister aux sept petites touches du clavier spécieux ; et tant pis pour celles qui pensent que c’est par économie d’une lettre, ou contre l’esprit de répétition.
            D’abord, à préciser que la figure au clavier est plus complexe à réaliser avec « trahison » (la pirouette d’un laridé afin de rattraper sa becquée, au détriment d’un congénère englué dans le mazout), ceci pour le doigt dans l’œil des premières ; ensuite, je ne vois pas l’écart entre les dentales D et T, vu que ce sont le médius et l’index de la main gauche qui accomplissent le diagramme au clavier et partant la mission (seul le médius droit sur le I demeure donc intact) ; et toc dans celui des secondes !
            Le bidou, pour « nous autres », c’est toujours « on » pour trois qui assume la part du feu (et le coup de grisou au bout du nombril). Alors il faut bien se venger un peu, condition nécessaire, en fin d’un parcours au climat délétère, à l’obtention d’un bon CA : les gnards Blancs légitimes, Noirs illégitimes et Gris d’adoption délestés, et le conjoint délavé (RP), bonjour la tignasse à l’assurance vie, aux placements financiers, à la retraite, etc.
            Voilà pour la confession de l’un de ces roussins platoniciens de papyrus (le basané, paraît-il, comme le sommeil, la haute mer et la nuit, autrement dit le « sang » ; l’autre, c’est la licorne et l’abusement d’un vert rayon zeusien irrationnel : un leurre à exploiter sous contrat) extrait du quadrupède humain à dessein de discernement. (Ben voilà, comme ça l’on sait que je n’ai pas la main francophone : elle utilise un Azerty !) Donc « la on » (prononcer « la on » sans lier, comme dans la honte, et non la picarde Laon, ville natale de ma grand-tante Simone ; et gare à l’esprit breton : le premier qui me parle des lanoix, je lui retourne une cinglante !), et non pas « l’on » (comme « longueur de bassin », ou profondeur d’un gisement houiller du Boulonnais – cela dit pour adhérer au thème du Nord en général et à celui de l’Aisne en particulier).
            Le ciel se marie avec la mer, et pourquoi pas la farder de trompe-couillon !

  3. Moi, pour la célébration de Noël, j’ai composé une élégie. Elle date un peu1, mais voilà2. Est-ce que je peux vous la proposer ?

    1. Composée en 2002 sous le titre Les Étoiles de Jes, plusieurs années à lisser la forme dans le détail, mise en ligne sous le pseudonyme de Gnoschnee avant 2006 puis sur le site Mérelle.net, L’aventure intérieure ; cette élégie a été envoyée en 2007 à quelques revues de poésie puis régulièrement, au long des ans, à quelques poètes, dont Christian Doumet, François Boddaert, Olivier Domerg, de nombreux autres également. Le thème est aimablement repris ici.

    2. Il semblerait que parfois le G soit temporairement hors de portée; retrouvons-le, sans retouche orthographique, ici et là.

  4. Oh ! merci ! Alors, voilà :

    Le Portail était grand et, droite, cette porte ouvrait une Étoile ;
    Où les fils de Jes venaient chaque jour sur un chemin de paix, de force
    Et de joie. Et de dignité. Sur un chemin qui maintenait ouverte
    La vie, pour que ce mot veuille dire encore quelque chose.
    Et l’accumulation douloureuse des quatre premiers vers
    Voulait se proclamer encore à ce choix, malgré les nombreuses blessures
    Que d’être ouvert occasionne, lorsque les Cantonniers de la Morale
    Vous y croisent, sur leur chemin, avec leurs cisailles !

    1. « — On dîne ! »

      Ma zette Eugénie, je dois reconnaître que votre appareil manducateur n’ignore pas le sens des mots, ni probablement vos avant-bras les sauts secrets de la truite, et qu’un saumon assurément sommeille à vos mollets !

      1. Chassons ce troll…

        Chacun reste aveugle à la question et, partant, chacun omet de lire avec efficacité : monstre n’est pas nécessairement un paronyme de menstrues. (Là, si je nous égare, c’est dans le but de recentrer les berlingots.) L’ironie ni la raillerie ne nous ennoblissant, réfléchissons devant le parcours psychique que suppose ce texte ! Il s’agit, sans que ce soit une thèse (et ce point a peut-être échappé à l’auteure), de l’épineuse question de l’usage, et du mésusage, de l’une des premières cimaises, sémantiquement parlant : le nom. Il y a donc réel malentendu. La « démonstration » d’Eugénie est pourtant limpide. En effet, une question, cruciale, me semble ici posée : « Qu’est-ce que nommer ? » L’amalgame – ou, disons, le rapprochement – entre les deux textes est probablement un abus de ma part, toutefois il m’apparaît que « lieu où l’on coule » (Couloir), dont il est question plus avant, est textuellement l’égal, à ce point-là (nommer, catégoriser), d’un décrochage au sein d’une communauté, d’un clan (entendez l’eau, le flux d’une parole). Merci de ne pas relancer le troll.

         

        1. En effet, sans intelligibilité (dépossédé de dénomination), au moyen de quoi sont l’écart et le recul rendus possibles ?

                                                             *

          « En mars 1987, cherchant des yeux ce qui regarde, je suis descendue vers les régions inconnues de l’indifférenciation. Les Adirondaks m’occupaient. »
          Susan Howe, Thorow.

           

          1. « Qui reçoit et qui est
            le propriétaire d’un nom ?

            Quelqu’un est nombreux
            change de nom »
            Emmanuel Hocquard, Théorie des Tables.

        2. Mersi

          « Dès qu’une roche pleure dans sa vague, il faut que l’humain qui a la chance d’être encore de ce monde, s’arrête sur le sentier maritime. Il faut qu’il regarde attentivement la roche qui crie, qu’il la salue, qu’il lui demande son nom. »
          Pascal Quignard, Les solidarités mystérieuses.

           

          1. Merci. Je suis très touchée par vos retours sensibles, poétiques, fous, passionnés, drôles, raisonnables, toujours encourageants.

        3. Mea culpa

          C’est sans modération, avouons-le, que je m’en suis empiffré. Alors, honte à moi… Pour copieuse, une lecture qui me fut d’une obscurité égale à un réel régal.

  5. La langue estelle aussi une louve ?

    Derrière la haie des lèvres, devrait-elle tourner sept fois avant de bondir ? Encore tout appesantie d’une débâcle de vin de Bordeaux accompagnant un gigot de biche nappé de miel, d’huile d’olive et de sauge, que cette langue nul n’épeure : brillant, et d’une beauté sombre, un grand bravo à Eugénie pour ce texte.

    1. L’Épreuve du réel a priori

      Encore un grand merci… à vous toutes ! (Ben oui, je ne réponds qu’aux « belles » : on est radasses ou on ne l’est pas.) Que d’étayages d’autorité !

      Il me tient nonobstant à cœur de vous préciser que, la pertinence de la « piste » de Zuria mise à part, Ci-gît est moins éthico-jungienne que d’aucune non-personne la souhaiterait : malgré la référence, évidente, à Nerval (appel, plutôt qu’écho : un effet de serviettage appliqué à l’Élégie), la Treizième, dans sa « blancheur », est tout à fait propice à de l’accueil aqueux ; celui d’Angèle Vannier, et notamment du Sang des nuits, un texte lui convenant assez (paix au brave qui trompe son temps où il le peut).

      Par ailleurs, puisque vous, au moyen d’une flexion référentielle, en êtes à barder ce texte d’étais, en désavouant tout lien claudélien, que j’aie une rougeur qui me vienne aux joues, comment le sauriez-vous : « Le poème n’est point fait de ces lettres que je plante comme des clous, mais du blanc qui reste sur le papier. » Paul Claudel, Les Muses. (Extrait de Cinq Grandes Odes.)

      Die achte Elegie

      « Ce qui est au-dehors nous ne l’appréhendons seulement que par la face de l’animal ; car déjà dans la prime enfance nous nous détournons, et forcés, jusqu’à ne plus voir que l’envers des apparences, pas l’ouvert, qui est si profond dans le regard de l’animal. Libéré de la mort. (…) Si dans l’animal assuré qui vient à notre rencontre par une autre direction, il y avait une conscience proche de la nôtre, il nous détournerait dans sa marche. Mais son être est pour lui infini, non emprisonné et sans un regard sur son état, pur, comme sa vue. »
      Rainer Maria Rilke, Élégies de Duino.

      1. « Comment capter (et faire voir) un visage qui ne soit pas un masque d’habitudes ? Comment incorporer le visage à la nudité ? “Perds le visage.” »
        Emmanuel Hocquard, Méditations photographiques sur l’idée simple de nudité.

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